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D’une PME locale à une PME multinationale :
le modèle d’affaires et les valeurs qui ont guidé Transcontinental depuis 1976

Présentation de monsieur Rémi Marcoux,
président du conseil et chef de la direction de
Transcontinental inc.
devant les participants
au Premier Colloque commercial et industriel Desjardins
Hilton Québec,
le 23 janvier 2004

Merci beaucoup pour cette généreuse présentation, Céric, et merci aux responsables de ce colloque de la prestigieuse famille Desjardins pour leur invitation à prendre la parole devant vous. J’en suis honoré.

J’aurais aimé assister aux ateliers et aux autres présentations qui ont eu lieu depuis hier. Mais comme vous vous en doutez, la direction de Transcontinental constitue un travail à plein temps qui ne laisse malheureusement pas beaucoup de disponibilité. Néanmoins, j’ai parcouru avec beaucoup d’intérêt votre programme des deux journées et j’ai été impressionné par sa pertinence.

D’abord, en réunissant ainsi les directeurs de compte commercial et industriel, les organisateurs reconnaissent que la croissance d’une entreprise dépend en grande partie du développement de ses ventes et qu’il est primordial d’y consacrer des efforts particuliers.

Chez Desjardins comme chez Transcontinental, nous devons exceller dans la connaissance des tendances du marché et des besoins émergents des clients.

À titre d’exemple, l’une des tendances que nous avons identifiées auprès de nos clients, c’est leur volonté de réduire le nombre de fournisseurs avec qui ils font des affaires en tant qu’entreprises. Il faut y voir une occasion exceptionnelle de développement des ventes à la condition, comme vous le faites, de se préparer en conséquence.

Par ailleurs, vous me semblez avoir identifié les grands défis auxquels feront face les entreprises d’ici au cours des prochaines années. Je pense en particulier au développement des marchés internationaux, aux exigences de la productivité, au transfert des entreprises d’une génération à l’autre, aux conséquences multiples des nouvelles normes comptables, et j’en passe. En tant que chef d’entreprise, je peux vous dire qu’il s’agit là de choix judicieux.

De façon plus générale, en cherchant ainsi à réactualiser votre rôle auprès de vos clients à la lumière des défis auxquels ils font face et de leurs nouveaux besoins, vous adoptez une stratégie gagnante. C’est celle que nous suivons, chez Transcontinental, par le biais de notre projet d’affaires Horizon 2005 dont je vous reparlerai tout à l’heure.

L’objectif, c’est de devenir un conseiller auprès de nos clients, d’être vu comme un partenaire susceptible d’ajouter de la plus-value à leurs projets d’affaires, et non comme un simple fournisseur. Par-dessus tout, il faut par tous les moyens chercher à leur faciliter la vie.

Cette approche renouvelée, c’est sur la ligne de feu qu’elle doit commencer, c’est-à-dire par les initiatives de ceux qui sont les premiers contacts des clients.

Je suis heureux de constater que le Mouvement Desjardins et Transcontinental partagent là-dessus la même philosophie d’affaires. Et comme vous le voyez, le sujet de votre colloque me passionne !

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Parlant de points communs entre le Mouvement Desjardins et Transcontinental, j’en vois un très important : si nous excluons les entreprises de services publics comme Hydro-Québec ou Postes Canada, ou encore les gouvernements, nous partageons avec vous de desservir l’ensemble du territoire du Québec. Nous avons même pignon sur rue dans la plupart des grandes régions.

Je m’empresse tout de suite d’ajouter que notre présence n’a pas la profondeur historique, géographique, sociologique et économique des Caisses Desjardins qui, il faut bien l’admettre, n’a pas beaucoup d’équivalent en Amérique du Nord. Mais elle est très significative.

Ainsi, Transcontinental a un réseau de 16 imprimeries au Québec : huit dans la grande région de Montréal, deux à Québec, une en Beauce (la plus belle, bien sûr !), les autres à Sherbrooke, Gatineau, Trois-Rivières, Louiseville et Rimouski.

À Québec même, nous sommes le plus important imprimeur avec deux usines qui emploient au-delà de 400 personnes. Transcontinental de la Capitale est spécialisée dans l’impression de journaux et compte parmi ses clients Le Soleil, ainsi qu’une dizaine de journaux locaux ou régionaux.

Quant à notre deuxième imprimerie, Transcontinental Québec, elle est spécialisée dans l’impression de divers produits marketing comme les brochures, les affiches, les pochettes, les dépliants et les rapports annuels. Elle vient d’emménager dans un tout nouvel édifice.

Nous y avons une prestigieuse brochette de clients, notamment le Mouvement Desjardins et d’importantes agences de publicité ou de marketing. Sans compter les gouvernements du Canada et du Québec.

Si nous ajoutons à nos imprimeries nos journaux locaux et régionaux, nous avons pignon sur rue dans un territoire où se retrouve à peu près 80 % de la population du Québec. Nos 62 journaux hebdomadaires, qui sont lus chaque semaine par 2,3 millions de lecteurs, s’étendent en effet de la région de Québec à l’Outaouais en passant par le Lac Saint-Jean. On connaît l’importance du journal hebdomadaire dans le développement social de la communauté qu’il dessert. Au Québec, nous en sommes les principaux éditeurs avec 45 % du marché.

Ici même, à Québec, nous comptons quatre journaux hebdomadaires très dynamiques, soit L’Actuel, L’Appel, le Charlesbourg Express et le Québec Express.

Si nous ajoutons maintenant à la carte géographique les régions que nous desservons directement par notre Publi-Sac ou par le biais d’ententes avec des sous-traitants dans quelques cas, nous couvrons l’ensemble du Québec. Le Publi-Sac est distribué à 2,8 millions de foyers chaque semaine.

Nos journaux et nos centres régionaux du Publi-Sac ont un total de 45 bureaux au Québec.

Au total, Transcontinental compte 12 000 employés, dont 5000 au Québec : je soupçonne que la plupart sont des sociétaires des Caisses ! Quant à notre masse salariale annuelle au Québec, elle se chiffre à environ 250 millions de dollars. Nous contribuons ainsi directement à la vitalité économique des grandes régions du Québec.

Nous jouons également un rôle actif au sein des collectivités où nous sommes établis. La notion de responsabilité sociale est solidement ancrée dans notre culture d’entreprise.

D’ailleurs, Transcontinental a été classée au troisième rang au Canada, dans la catégorie « industrielle », par Corporate Knights, un organisme dédié à la promotion de la responsabilité sociale auprès des entreprises. Pour vous donner une idée, nous consacrons en moyenne au-delà de 1 % de nos profits avant impôts à des causes sociales : que ce soit en dons et commandites, en services gratuits d’impression ou de distribution, ou en espaces publicitaires gratuits dans nos publications.

À cela doit s’ajouter l’engagement communautaire de nos dirigeants et de nos employés que nous encourageons fortement, notamment en demandant à nos dirigeants locaux de favoriser l’aide aux projets auxquels participent leurs employés.

Transcontinental est également un partenaire économique majeur sur le plan régional. Dans la seule région de Québec, nous évaluons à plus de 25 millions de dollars nos achats annuels de biens et services auprès d’entreprises parmi lesquelles vous comptez sûrement des clients.

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Il y a également une certaine complicité, si j’ose dire, entre une grande institution financière comme Desjardins et Transcontinental. Non seulement parce que nous sommes l’imprimeur du magazine Ma Caisse, mais également en raison de nos publications économiques et financières, un créneau où nous sommes le chef de file au Québec.

Nous couvrons donc vos activités, avec professionnalisme, j’en suis sûr, et nous comptons un grand nombre de lecteurs parmi vos dirigeants et vos employés.

Je pense en particulier au journal Les Affaires, qui vient de fêter son 75e anniversaire, à Revue Commerce, à Affaires Plus, à PME, ainsi qu’à Finance et Investissement. Ici même à Québec, nous avons le Journal économique qui fait partie de Transcontinental depuis 1998.

Soit dit en passant, nous avons prévu vous remettre le dernier numéro de tous ces titres en guise de petit cadeau. Alors, en partant, n’oubliez pas votre Publi-Sac !

Enfin, autre enracinement de Transcontinental en sol québécois, notre siège social est situé à Montréal, une ville pour laquelle j’ai souvent exprimé en public notre attachement et notre confiance en son avenir.

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Cette entrée en matière prépare directement au sujet de ma présentation d’aujourd’hui. On m’a demandé de vous parler de l’évolution de Transcontinental : depuis la première imprimerie située à Montréal, en 1976, avec ses 30 employés et ses revenus de trois millions de dollars la première année, jusqu’à la situation d’aujourd’hui.

Pour ce faire, je vais d’abord vous faire un portrait global de l’entreprise en un coup d’œil. Puis, dans un deuxième temps, je vais essayer de dégager les principes et les valeurs qui nous ont guidés au cours des 28 dernières années.

J’ai intitulé ma présentation : D’une PME locale à une PME multinationale : le modèle d’affaires et les valeurs qui ont guidé Transcontinental depuis 1976. D’entrée de jeu, j’ai voulu indiquer un certain sens de la relativité : à l’échelle nord-américaine, en effet, Transcontinental est une simple PME. Cette constatation est d’ailleurs à l’origine de notre stratégie de créneaux dont je vais vous parler tout à l’heure.

J’ai pensé joindre certaines images pour rendre la présentation plus concrète et aussi parce que le sujet s’y prête bien.

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