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Transcontinental au troisième trimestre : progression de l’ensemble des indicateurs financiers qui se double d’une croissance interne des revenus et des profits
Le mercredi 8 septembre 2010

   
 
   
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Assemblée annuelle des actionnaires 2010
Reportage photographique
Le jeudi 18 février 2010

   
   
  DISCOURS

Assemblée annuelle des actionnaires 2010
- Remi Marcoux
- François Olivier
- Benoît Huard

Webdiffusion des allocutions
Le jeudi 18 février 2010

   
 
   
 
Rapport sur le développement
durable 2009

Notre engagement à l'égard du rendement
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ASSEMBLÉE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES 2009

Allocution de Benoît Huard

Hôtel Omni Mont-Royal
Montréal
18 février 2009

Merci, François.

Webdiffusion des allocutions

Cet après-midi, j’expliquerai comment notre approche disciplinée en matière de gestion financière au fil des ans nous a permis d’être en bonne position pour relever les défis que pose la conjoncture qui se profile à l’horizon. Je présenterai aussi nos résultats pour l’exercice 2008 et je les mettrai en perspective à la lumière des objectifs de notre projet d’affaires Évolution 2010.

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En gardant cela à l’esprit et en tenant compte de la situation actuelle sur les marchés, permettez-moi de mettre en évidence les défis qui nous attendent en 2009 en ce qui a trait à la gestion financière. Rappelons d’abord que notre objectif ultime est d'assurer la croissance et la profitabilité à long terme de Transcontinental. Pour y parvenir, nous devons atteindre un équilibre délicat entre les investissements que nous réalisons pour notre avenir et les mesures que nous prenons pour affronter les ramifications de la crise financière actuelle.

D’une part, notre équipe de gestion a décidé de continuer d’investir dans la croissance future de Transcontinental en réalisant de grands projets d’investissement en immobilisations, surtout pour deux projets d’impartition de l’impression de journaux au cours des deux prochaines années. Ces deux grands projets exigent certes des sorties de capitaux considérables, mais ils constituent d’excellentes occasions d’investissements, puisqu’à eux seuls, les contrats de base qui y sont rattachés créent des sources de revenus à long terme pendant au moins quinze ans. Ces projets comportent aussi d’autres opportunités de croissance et de synergies.

D’autre part, à la fin de l’exercice 2008, nous devions faire face à l’arrivée à échéance de trois instruments de financement : une marge de crédit de 150 millions de dollars en mai, une débenture de 100 millions en juin, ainsi que notre programme de titrisation de 300 millions, en août. Ces besoins de financement combinés à notre programme de dépenses en immobilisations font en sorte que nous aurons besoin de nouveaux financements pour soutenir nos initiatives. Nos cotes de crédit « catégorie d’investissement » auprès de DBRS et de Standard and Poor’s sont un atout, de nos jours, pour qui cherche à obtenir du nouveau financement ou le refinancement de dettes existantes.

Nous travaillons depuis déjà plusieurs mois à l’obtention de financement et il me fait plaisir de souligner aujourd’hui que nous avons obtenu 100 millions de dollars du Fonds de solidarité à des conditions relativement intéressantes et que nous avons renouvelé notre programme de titrisation de 300 millions pour une année de plus. Nous travaillons aussi sur d’autres projets liés au financement et nous vous convions à demeurer à l’écoute. Nous demeurons persuadés de parvenir à combler tous nos besoins financiers pour l’année, puisque le marché reconnaît la solidité de notre position financière, notre approche disciplinée en matière de gestion financière, ainsi que notre capacité de générer des fonds considérables. Nous exercerons néanmoins une grande prudence quant à la manière dont nous dépenserons nos liquidités. Soyez assurés que votre Société comprend les défis actuels et qu’elle prend les mesures qui s’imposent.

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Sur ce, penchons-nous sur notre situation financière en 2008, le point sensible de plusieurs entreprises de nos jours. Je suis heureux de vous mentionner que Transcontinental continue, année après année, de générer d’importantes liquidités. En 2008, nous avons généré plus de 300 millions de dollars de fonds tirés de nos activités d’exploitation, marquant ainsi une hausse de 4 % par rapport à l’exercice précédent. Permettez-moi de vous décrire comment ces fonds ont étés utilisés.

Nous avons d’abord investi 229 millions de dollars en immobilisations, dont près de 75 % étaient reliés à quatre projets d’envergure déjà annoncés. En excluant le projet du San Francisco Chronicle, nous avons investi 131 millions de dollars, ce qui correspond à l’objectif de 120 millions inscrit à Évolution 2010.

Nous avons aussi utilisé nos fonds pour acquérir Rastar Inc. et ThinData Inc., ainsi que pour réaliser des acquisitions de petite taille mais stratégiques, pour un total d’environ 67 millions de dollars. Ces acquisitions s’inscrivent clairement dans notre stratégie de croissance qui consiste à concevoir des services de communication marketing en exploitant la tendance vers le marketing personnalisé, ainsi que de nouvelles plateformes.

De plus, nous avons racheté 2,9 millions de nos actions pour une contrepartie d’environ 49 millions de dollars, au cours de la première moitié de l’année. Depuis, nous avons marqué une pause dans la mise en œuvre de notre programme de rachat d’actions, car nous jugeons prioritaire de conserver nos liquidités en ces temps incertains.

De plus, nous avons porté notre dividende annuel à 32 cents par action en 2008, soit une hausse de 13 % par rapport à 2007. Une fois de plus, cette hausse correspond à l’objectif que nous avons inscrit à Évolution 2010 qui vise à soutenir la croissance de notre dividende. En fait, nous avons régulièrement augmenté notre dividende chaque année au cours des cinq dernières années. Notre dividende est passé de 17 cents en 2004 à 31 cents en 2008, mais il ne représente toujours qu’à peine 8 % des fonds générés par nos activités d’exploitation.

Enfin, notre ratio d’endettement net sur la capitalisation totale s’établissait à 39 % à la fin du dernier exercice, ce qui correspond a la partie inférieure de l’objectif inscrit à Évolution 2010, soit entre 35 % et 50 %. En fait, en excluant les projets qui ne génèrent pas encore de liquidités, notre ratio d’endettement net sur la capitalisation totale se serait établi à 31 %.

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Tournons-nous maintenant vers nos résultats. Nous en sommes satisfaits pour 2008, compte tenu de la situation qui prévaut dans nos secteurs d’activités.

Commençons par le chiffre d’affaires. Nos revenus ont augmenté de 4 % et ont atteint 2,4 milliards de dollars. Cette hausse est surtout attribuable à la contribution des acquisitions, ainsi qu'à la croissance interne de certains de nos segments. Comme vous pouvez le constater à partir du graphique à l’écran, nos revenus ont augmenté de 4 % par année en moyenne au cours des cinq dernières années malgré l’appréciation du dollar canadien et la transformation rapide des industries de l’impression et des médias.

Nous avons dégagé une croissance interne de 2 % pour l’année, ce qui est inférieur à l’objectif de 5 % fixé dans Évolution 2010. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit plutôt d’un succès, si nous tenons compte du fait que la détérioration du marché au quatrième trimestre a fini par annuler une bonne partie des gains réalisés au cours des neuf premiers mois de l’exercice.

En fait, la détérioration des marchés, combinée à la crise du secteur financier, a particulièrement touché nos activités de publipostage aux États-Unis, où nous tirons la majorité de nos revenus des institutions financières. Par conséquent, au quatrième trimestre, nous avons réorganisé et consolidé nos activités dans la région de Philadelphie de manière à adapter rapidement nos coûts à la baisse de la demande et nous avons radié la totalité des écarts d’acquisition pour ces activités. Les coûts totaux reliés à cette consolidation devraient atteindre 227 millions de dollars avant impôts, dont une partie sera inscrite aux charges de 2008. Cela dit, il est important de se souvenir que cette activité ne représente que 10 % de nos revenus consolidés.

Bien entendu, cette charge inhabituelle a entraîné une baisse du bénéfice net pour l’exercice 2008. Cependant, en excluant les éléments inhabituels, il a augmenté de 11 %. Nous avons pu atteindre ces résultats grâce à notre approche disciplinée de la gestion financière, à notre stratégie de croissance par acquisitions, à la conclusion de nouvelles ventes et à notre programme de réduction des coûts.

J’espère que je n’aborderai plus cette question pour un bout de temps, mais j’aimerais souligner les effets négatifs que les taux de change ont eus sur nos résultats pour l’exercice 2008. La variation défavorable du taux de change moyen entre le dollar canadien et sa contrepartie américaine s’est traduite par une ponction de 48 millions de dollars sur nos revenus, de 12 millions sur notre BAIIA et de 5 cents sur notre bénéfice par action. Le dollar canadien s’est considérablement affaibli au cours des six derniers mois. Si elle persiste, cette tendance nous sera favorable. Sinon, nous avons déjà démontré que nos activités d’exploitation sont concurrentielles même en situation de parité, voire de supériorité du dollar canadien.

En excluant l’effet négatif relié aux taux de change, le bénéfice par action ajusté aurait augmenté de 19 % en 2008, bien au-delà de notre objectif à long terme, soit une moyenne de 10 % par année. En fait, aux taux de change de 2008, notre taux de croissance annuel composé du BPA ajusté se serait établi à 16 % au cours des trois dernières années.

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Avant de conclure, permettez-moi un bref commentaire sur l’exercice 2009. De nos jours, l’actualité semble ne nous réserver que de mauvaises nouvelles économiques. Je ne pourrais certes pas affirmer que nous nous en tirerons indemnes. La crise financière, le ralentissement économique qui en a découlé et la récession qui se dessine auront surtout des répercussions sur trois de nos activités, à savoir le publipostage aux États-Unis, l’édition de magazines et l’impression commerciale. Nous serons aussi touchés dans certains de nos autres secteurs d’activité, mais dans une moindre mesure. Comme François l’a mentionné plus tôt, nous nous sommes préparés et nous mettons en œuvre un plan de rationalisation qui réduira notre capacité afin de limiter les effets de la conjoncture sur nos résultats.

Nous pouvons aussi regarder le bon côté de la médaille, puisque plusieurs éléments positifs viendront contribuer à nos résultats en 2009. Mentionnons l’amorce du projet d’impression du San Francisco Chronicle au cours de la deuxième moitié de l’année, l’entrée en vigueur du contrat avec Rogers au cours du deuxième trimestre, l’effet complet du contrat avec Pharmaprix tout au long de l’année et la pleine contribution des acquisitions telles que Rastar, ThinData et Redwood, pour n’en nommer que quelques-uns.

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En conclusion, Transcontinental a obtenu un très bon rendement opérationnel en 2008, en accroissant à la fois ses revenus et ses résultats. Notre société est toujours en solide position financière pour affronter les remous qui touchent actuellement le marché et en ressortir encore plus forte. Notre portefeuille d’exploitation équilibré représente un avantage considérable dans ce contexte. De plus, nous pouvons miser sur nos solides relations avec nos clients, nos marques réputées, notre contenu de qualité, nos immobilisations à la fine pointe, notre approche disciplinée de la gestion financière, notre culture de l’amélioration continue à tous les niveaux de l’organisation et nos employés dévoués.

Nous surmonterons les obstacles à court terme sans compromettre notre vision à long terme, qui consiste à assurer notre croissance de manière responsable en nous appuyant, je vous l’assure, sur la même discipline et la même rigueur dont nous avons toujours fait preuve en matière de gestion financière.

Je vous remercie beaucoup de m’avoir accordé de votre temps, et j’invite Rémi à venir conclure.

 
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