Merci, François.

Webdiffusion
des allocutions
Cet après-midi, j’expliquerai
comment notre approche disciplinée en matière
de gestion financière au fil des ans nous a permis
d’être en bonne position pour relever les
défis que pose la conjoncture qui se profile
à l’horizon. Je présenterai aussi
nos résultats pour l’exercice 2008 et je
les mettrai en perspective à la lumière
des objectifs de notre projet d’affaires Évolution 2010.
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En gardant cela à l’esprit
et en tenant compte de la situation actuelle sur les
marchés, permettez-moi de mettre en évidence
les défis qui nous attendent en 2009 en ce qui
a trait à la gestion financière. Rappelons
d’abord que notre objectif ultime est d'assurer
la croissance et la profitabilité à long
terme de Transcontinental. Pour y parvenir, nous devons
atteindre un équilibre délicat entre les
investissements que nous réalisons pour notre
avenir et les mesures que nous prenons pour affronter
les ramifications de la crise financière actuelle.
D’une part, notre équipe
de gestion a décidé de continuer d’investir
dans la croissance future de Transcontinental en réalisant
de grands projets d’investissement en immobilisations,
surtout pour deux projets d’impartition de l’impression
de journaux au cours des deux prochaines années.
Ces deux grands projets exigent certes des sorties de
capitaux considérables, mais ils constituent
d’excellentes occasions d’investissements,
puisqu’à eux seuls, les contrats de base
qui y sont rattachés créent des sources
de revenus à long terme pendant au moins quinze
ans. Ces projets comportent aussi d’autres opportunités
de croissance et de synergies.
D’autre part, à la fin de
l’exercice 2008, nous devions faire face à
l’arrivée à échéance
de trois instruments de financement : une marge
de crédit de 150 millions de dollars en
mai, une débenture de 100 millions en juin,
ainsi que notre programme de titrisation de 300 millions,
en août. Ces besoins de financement combinés
à notre programme de dépenses en immobilisations
font en sorte que nous aurons besoin de nouveaux financements
pour soutenir nos initiatives. Nos cotes de crédit
« catégorie d’investissement »
auprès de DBRS et de Standard and Poor’s
sont un atout, de nos jours, pour qui cherche à
obtenir du nouveau financement ou le refinancement de
dettes existantes.
Nous travaillons depuis déjà
plusieurs mois à l’obtention de financement
et il me fait plaisir de souligner aujourd’hui
que nous avons obtenu 100 millions de dollars du
Fonds de solidarité à des conditions relativement
intéressantes et que nous avons renouvelé
notre programme de titrisation de 300 millions
pour une année de plus. Nous travaillons aussi
sur d’autres projets liés au financement
et nous vous convions à demeurer à l’écoute.
Nous demeurons persuadés de parvenir à
combler tous nos besoins financiers pour l’année,
puisque le marché reconnaît la solidité
de notre position financière, notre approche
disciplinée en matière de gestion financière,
ainsi que notre capacité de générer
des fonds considérables. Nous exercerons néanmoins
une grande prudence quant à la manière
dont nous dépenserons nos liquidités.
Soyez assurés que votre Société
comprend les défis actuels et qu’elle prend
les mesures qui s’imposent.
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Sur ce, penchons-nous sur notre situation
financière en 2008, le point sensible de plusieurs
entreprises de nos jours. Je suis heureux de vous mentionner
que Transcontinental continue, année après
année, de générer d’importantes
liquidités. En 2008, nous avons généré
plus de 300 millions de dollars de fonds tirés
de nos activités d’exploitation, marquant
ainsi une hausse de 4 % par rapport à l’exercice
précédent. Permettez-moi de vous décrire
comment ces fonds ont étés utilisés.
Nous avons d’abord investi 229 millions
de dollars en immobilisations, dont près de 75 %
étaient reliés à quatre projets
d’envergure déjà annoncés.
En excluant le projet du San Francisco Chronicle,
nous avons investi 131 millions de dollars, ce
qui correspond à l’objectif de 120 millions
inscrit à Évolution 2010.
Nous avons aussi utilisé nos fonds
pour acquérir Rastar Inc. et ThinData Inc.,
ainsi que pour réaliser des acquisitions de petite
taille mais stratégiques, pour un total d’environ
67 millions de dollars. Ces acquisitions s’inscrivent
clairement dans notre stratégie de croissance
qui consiste à concevoir des services de communication
marketing en exploitant la tendance vers le marketing
personnalisé, ainsi que de nouvelles plateformes.
De plus, nous avons racheté 2,9 millions
de nos actions pour une contrepartie d’environ
49 millions de dollars, au cours de la première
moitié de l’année. Depuis, nous
avons marqué une pause dans la mise en œuvre
de notre programme de rachat d’actions, car nous
jugeons prioritaire de conserver nos liquidités
en ces temps incertains.
De plus, nous avons porté notre
dividende annuel à 32 cents par action en
2008, soit une hausse de 13 % par rapport à
2007. Une fois de plus, cette hausse correspond à
l’objectif que nous avons inscrit à Évolution 2010
qui vise à soutenir la croissance de notre dividende.
En fait, nous avons régulièrement augmenté
notre dividende chaque année au cours des cinq
dernières années. Notre dividende est
passé de 17 cents en 2004 à 31 cents
en 2008, mais il ne représente toujours qu’à
peine 8 % des fonds générés
par nos activités d’exploitation.
Enfin, notre ratio d’endettement
net sur la capitalisation totale s’établissait
à 39 % à la fin du dernier exercice,
ce qui correspond a la partie inférieure de l’objectif
inscrit à Évolution 2010, soit entre
35 % et 50 %. En fait, en excluant les projets
qui ne génèrent pas encore de liquidités,
notre ratio d’endettement net sur la capitalisation
totale se serait établi à 31 %.
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Tournons-nous maintenant vers nos résultats.
Nous en sommes satisfaits pour 2008, compte tenu de
la situation qui prévaut dans nos secteurs d’activités.
Commençons par le chiffre d’affaires.
Nos revenus ont augmenté de 4 % et ont atteint
2,4 milliards de dollars. Cette hausse est surtout
attribuable à la contribution des acquisitions,
ainsi qu'à la croissance interne de certains
de nos segments. Comme vous pouvez le constater à
partir du graphique à l’écran, nos
revenus ont augmenté de 4 % par année
en moyenne au cours des cinq dernières années
malgré l’appréciation du dollar
canadien et la transformation rapide des industries
de l’impression et des médias.
Nous avons dégagé une croissance
interne de 2 % pour l’année, ce qui
est inférieur à l’objectif de 5 %
fixé dans Évolution 2010.
Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit
plutôt d’un succès, si nous tenons
compte du fait que la détérioration du
marché au quatrième trimestre a fini par
annuler une bonne partie des gains réalisés
au cours des neuf premiers mois de l’exercice.
En fait, la détérioration
des marchés, combinée à la crise
du secteur financier, a particulièrement touché
nos activités de publipostage aux États-Unis,
où nous tirons la majorité de nos revenus
des institutions financières. Par conséquent,
au quatrième trimestre, nous avons réorganisé
et consolidé nos activités dans la région
de Philadelphie de manière à adapter rapidement
nos coûts à la baisse de la demande et
nous avons radié la totalité des écarts
d’acquisition pour ces activités. Les coûts
totaux reliés à cette consolidation devraient
atteindre 227 millions de dollars avant impôts,
dont une partie sera inscrite aux charges de 2008. Cela
dit, il est important de se souvenir que cette activité
ne représente que 10 % de nos revenus consolidés.
Bien entendu, cette charge inhabituelle
a entraîné une baisse du bénéfice
net pour l’exercice 2008. Cependant, en excluant
les éléments inhabituels, il a augmenté
de 11 %. Nous avons pu atteindre ces résultats
grâce à notre approche disciplinée
de la gestion financière, à notre stratégie
de croissance par acquisitions, à la conclusion
de nouvelles ventes et à notre programme de réduction
des coûts.
J’espère que je n’aborderai
plus cette question pour un bout de temps, mais j’aimerais
souligner les effets négatifs que les taux de
change ont eus sur nos résultats pour l’exercice
2008. La variation défavorable du taux de change
moyen entre le dollar canadien et sa contrepartie américaine
s’est traduite par une ponction de 48 millions
de dollars sur nos revenus, de 12 millions sur
notre BAIIA et de 5 cents sur notre bénéfice
par action. Le dollar canadien s’est considérablement
affaibli au cours des six derniers mois. Si elle persiste,
cette tendance nous sera favorable. Sinon, nous avons
déjà démontré que nos activités
d’exploitation sont concurrentielles même
en situation de parité, voire de supériorité
du dollar canadien.
En excluant l’effet négatif
relié aux taux de change, le bénéfice
par action ajusté aurait augmenté de 19 %
en 2008, bien au-delà de notre objectif à
long terme, soit une moyenne de 10 % par année.
En fait, aux taux de change de 2008, notre taux de croissance
annuel composé du BPA ajusté se serait
établi à 16 % au cours des trois
dernières années.
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Avant de conclure, permettez-moi un bref
commentaire sur l’exercice 2009. De nos jours,
l’actualité semble ne nous réserver
que de mauvaises nouvelles économiques. Je ne
pourrais certes pas affirmer que nous nous en tirerons
indemnes. La crise financière, le ralentissement
économique qui en a découlé et
la récession qui se dessine auront surtout des
répercussions sur trois de nos activités,
à savoir le publipostage aux États-Unis,
l’édition de magazines et l’impression
commerciale. Nous serons aussi touchés dans certains
de nos autres secteurs d’activité, mais
dans une moindre mesure. Comme François l’a
mentionné plus tôt, nous nous sommes préparés
et nous mettons en œuvre un plan de rationalisation
qui réduira notre capacité afin de limiter
les effets de la conjoncture sur nos résultats.
Nous pouvons aussi regarder le bon côté
de la médaille, puisque plusieurs éléments
positifs viendront contribuer à nos résultats
en 2009. Mentionnons l’amorce du projet d’impression
du San Francisco Chronicle au cours
de la deuxième moitié de l’année,
l’entrée en vigueur du contrat avec Rogers
au cours du deuxième trimestre, l’effet
complet du contrat avec Pharmaprix tout au long de l’année
et la pleine contribution des acquisitions telles que
Rastar, ThinData et Redwood, pour n’en nommer
que quelques-uns.
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En conclusion, Transcontinental a obtenu
un très bon rendement opérationnel en
2008, en accroissant à la fois ses revenus et
ses résultats. Notre société est
toujours en solide position financière pour affronter
les remous qui touchent actuellement le marché
et en ressortir encore plus forte. Notre portefeuille
d’exploitation équilibré représente
un avantage considérable dans ce contexte. De
plus, nous pouvons miser sur nos solides relations avec
nos clients, nos marques réputées, notre
contenu de qualité, nos immobilisations à
la fine pointe, notre approche disciplinée de
la gestion financière, notre culture de l’amélioration
continue à tous les niveaux de l’organisation
et nos employés dévoués.
Nous surmonterons les obstacles à
court terme sans compromettre notre vision à
long terme, qui consiste à assurer notre croissance
de manière responsable en nous appuyant, je vous
l’assure, sur la même discipline et la même
rigueur dont nous avons toujours fait preuve en matière
de gestion financière.
Je vous remercie beaucoup de m’avoir
accordé de votre temps, et j’invite Rémi
à venir conclure.