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ASSEMBLÉE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES
2006
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Allocution de Rémi Marcoux
Hôtel Omni Mont-Royal
Montréal
22 mars 2006
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Chers invités et amis,
Depuis 22 ans maintenant, c’est toujours un grand
plaisir pour moi de m’adresser à vous —
actionnaires, représentants de la communauté
financière, partenaires d’affaires et dirigeants
— dans le cadre de notre assemblée des actionnaires.
Comme les discours sont diffusés et archivés
sur notre site Internet, il s’agit d’une excellente
occasion de faire le point sur notre entreprise, sa situation
présente et ses perspectives d’avenir.
À l’image de l’ensemble de son industrie
en Amérique du Nord, Transcontinental vient de connaître
un exercice financier plus difficile. Au-delà des
facteurs conjoncturels, cela a pu soulever des questions
parmi nos actionnaires, tant sur notre industrie que sur
l’entreprise elle-même. J’ai choisi aujourd’hui
d’y répondre directement et de le faire, comme
à l’habitude, avec simplicité et transparence.
D’entrée de jeu, je vous dis toute ma confiance
dans l’avenir de notre entreprise.
Vous savez, nous sommes déjà passés
par des périodes plus difficiles. En 30 ans, nous
avons traversé deux récessions, nous nous
sommes adaptés aux changements technologiques constants
et nous avons su anticiper les grandes tendances dans nos
différents marchés.
Mais il y a plus. J’ai la conviction que nous avons
le plan de match, les gens pour l’exécuter,
la solidité financière et la crédibilité
d’affaires pour poursuivre notre croissance. Nous
allons continuer à nous montrer à la hauteur
des attentes de nos employés, de nos clients et de
nos actionnaires.
-- -- --
Le fait saillant de l’exercice financier
2005 a été l’aboutissement de notre
projet d’affaires Horizon 2005 et le lancement
d’Évolution 2010 qui en est, à
la fois, la poursuite et le dépassement. Notre président
et chef de la direction, Luc Desjardins, fera tout à
l’heure un bilan détaillé du premier
et présentera les grandes lignes du second alors
que Benoît Huard, notre nouveau vice-président
et chef de la direction financière, s’attardera
aux principaux aspects financiers.
Horizon 2005 a apporté aux employés,
individuellement et en équipe, une plus grande valorisation
à participer au succès de l’entreprise
et à influencer leur milieu de travail; une plus
grande stabilité de leur emploi par rapport à
nos concurrents; et la fierté d’appartenir
à une grande entreprise qui vit au quotidien ses
valeurs humaines. Nous avons également simplifié
le travail de nos clients tout en devenant davantage un
conseiller et un partenaire d’affaires auprès
d’eux.
Je suis particulièrement fier aussi de la valeur
que nous avons créée pour nos actionnaires.
Cela va bien au-delà de l’augmentation du dividende.
Je pense entre autres :
-
à notre positionnement stratégique
dans des créneaux à fort potentiel de croissance
en Amérique du Nord;
-
à notre gestion financière
disciplinée et à notre bilan solide qui
placent aujourd’hui Transcontinental en excellente
position pour poursuivre sa croissance;
-
à notre capacité de générer
d’importants fonds d’exploitation;
-
à notre portefeuille de titres
prestigieux et de marques fortes que nous avons continué
d’enrichir, et à notre parc d’équipements
à la fine pointe de la technologie;
-
enfin, à la performance supérieure
de notre titre en bourse qui a connu une croissance annuelle
composée de 18,2 % entre le 1er novembre 2001
et le 31 octobre 2005.
Au cours de la période 2001-2005,
nous avons d’ailleurs connu une performance supérieure
à la moyenne de nos principaux concurrents nord-américains
sur la plupart des grands indicateurs financiers. C’est
cela, notre plan de match : créer de la valeur à
long terme pour nos employés, nos clients et nos
actionnaires, et surpasser la moyenne de notre industrie
sur de longues périodes.
Est-ce que cela va continuer ? Ma réponse est oui.
Ce qui m’amène à vous parler maintenant
du nouvel environnement économique et des moyens
que nous prenons pour rester une entreprise gagnante.
-- -- --
Le phénomène le plus frappant
auquel nous avons été confrontés au
cours des dernières années, c’est la
variation des taux de change, en particulier la forte appréciation
du dollar canadien par rapport à sa contrepartie
américaine. Pour simplement maintenir notre rentabilité,
nous devons année après année améliorer
notre productivité. Nous avions également
développé un excellent programme de couverture
de change pour en atténuer les variations.
Même lorsque notre dollar était plus faible,
nous avons investi, bon an mal an, dans nos immobilisations.
Au cours des cinq dernières années, nous avons
consacré plus de 6 % de nos revenus en investissements
en immobilisations alors que la moyenne de nos principaux
concurrents a été de moins de 4 %. L’exercice
financier 2005 n’a pas fait exception et ces investissements
vont dès maintenant renforcer notre position dans
nos créneaux stratégiques tout en contrant
en partie l’effet négatif du taux de change.
Nous poursuivons cet ambitieux programme en 2006.
Avec les mêmes objectifs en tête, nous avons
également investi dans la formation de nos gens afin
d’étendre à la grandeur de l’entreprise
la culture d’amélioration continue. Les nombreux
ateliers Kaizen destinés à améliorer
notre efficacité n’en sont que la pointe de
l’iceberg.
Luc et Benoît vous parleront de tout cela plus en
détail tout à l’heure.
J’aimerais attirer votre attention sur un corollaire
positif pour nous de l’appréciation du dollar
canadien par rapport à sa contrepartie américaine,
soit de rendre les acquisitions d’entreprise ou les
achats d’équipements aux États-Unis
plus abordables. Traditionnellement, nous desservions le
marché américain à partir de nos installations
canadiennes. Nous allons continuer à le faire, mais
nous entendons être plus présents physiquement
aux États-Unis comme dans le marketing direct où
nous sommes l’un des plus importants fournisseurs
de produits et service. Nous le ferons dans d’autres
créneaux où nous détenons un avantage
concurrentiel comme l’impression de journaux ou l’impression
à court tirage de livres et de catalogues. Nous avons
la solidité financière pour le faire.
-- -- --
On parle beaucoup ces temps-ci de l’émergence
des nouvelles économies, dont la Chine. Encore une
fois, ce n’est pas un phénomène nouveau.
Depuis la fondation de Transcontinental, les entreprises
nord-américaines ont fait face à une série
d’économies émergentes. Souvenez-vous
du Japon et du Mexique. Il avait alors fallu nous ajuster
en améliorant notre efficacité et en spécialisant
davantage nos créneaux.
Revenons à la Chine. À première vue,
la menace n’est pas très grande pour nous parce
qu’une grande partie de nos produits et services du
côté de l’impression sont très
sensibles à la rapidité d’exécution
et aux délais de livraison. Je pense en particulier
à l’impression de journaux, de circulaires
et autres produits destinés aux détaillants,
ou encore à tout ce qui est relié au marketing
direct. Quant à nos activités du côté
des médias, en forte croissance ces dernières
années et qui représentent le quart de nos
revenus, elles échappent à ce type de concurrence
pour des raisons évidentes.
Mais j’ai voulu en savoir plus. Je rentre d’un
séjour en Chine avec deux de nos dirigeants. Nous
avons visité une dizaine d’imprimeries dans
plusieurs grandes villes et avons discuté avec leurs
dirigeants et avec leurs fournisseurs européens ou
nord-américains. Nous en avons retenu qu’effectivement
la concurrence de la Chine sera plus forte, surtout dans
l’impression de certaines catégories de livres.
Les salaires y sont très bas et on modernise les
équipements à un rythme rapide.
Quels sont nos atouts ?
Notre premier atout, ce sont nos investissements continuels
dans les dernières technologies et dans l’amélioration
de notre efficacité. Par ailleurs, nous poursuivrons
notre stratégie ciblée qui consiste à
être le meilleur dans chacun de nos créneaux.
Par exemple, du côté de l’impression
de livres et de catalogues, nous nous sommes spécialisés
dans les courts et moyens tirages. Notre modèle d’affaires,
qui vise à fidéliser nos clients par l’addition
constante de services à valeur ajoutée, constitue
un autre avantage concurrentiel à l’international.
Au cours des prochaines années, nous allons enfin
continuer à mettre l’accent plus que jamais
sur l’esprit d’innovation de nos gens et la
croissance interne.
C’est de cette façon ciblée et réfléchie
que nous investissons l’argent de nos actionnaires
et que nous continuerons à nous démarquer.
-- -- --
L’environnement technologique change
rapidement. Je pense en particulier à la pénétration
d’Internet et de la numérisation, non seulement
au travail mais surtout dans les nouvelles habitudes des
consommateurs. Ce phénomène aura des effets
à la fois sur notre lectorat et sur nos activités
d’impression. Luc vous parlera tout à l’heure
des enjeux de notre nouveau projet d’affaires Évolution
2010 qui nous situent à la fine pointe de cette
nouvelle réalité. Nous allons accentuer notre
offre de personnalisation et notre virage numérique,
notamment du côté des médias. Nous allons
bâtir sur la force d’attraction de nos marques
du côté des magazines auprès de communautés
d’intérêt et sur notre présence
dans les communautés géographiques au Canada
par le biais de nos journaux locaux et régionaux.
Dans ce nouvel environnement, nous disposons d’un
atout unique, bâti patiemment à travers nos
contacts quotidiens avec nos employés, nos clients
et nos actionnaires au cours des 30 dernières années.
Je veux parler de notre crédibilité d’affaires.
C’est sur cette culture de confiance et d’ouverture
que vient se greffer notre modèle d’impartition
dans l’impression de journaux, dans le prémédia
et dans l’édition à contrat. Il y a
là un potentiel de croissance unique.
Aujourd’hui, Transcontinental est perçue comme
un véritable partenaire d’affaires par de grandes
entreprises nord-américaines comme Power Corporation
(par le biais de Gesca et de La Presse), The New
York Times, Thomson, Groupes Pages Jaunes, BCE, American
Express, et j’en passe. Nous allons continuer à
développer ces grands partenariats stratégiques,
en particulier aux États-Unis où nous sommes
de plus en plus connus grâce à nos activités
de marketing direct et comme imprimeur de journaux. Présentement,
nous sommes à négocier une alliance stratégique
avec un grand éditeur américain de magazines.
Vous en verrez les premiers résultats au cours de
la prochaine année.
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Transcontinental continuera à évoluer
au cours des prochaines années. Les besoins de nos
clients et les habitudes de consommation changent, la dynamique
de notre industrie change, et je suis convaincu que nous
avons la culture d’entreprise et le modèle
d’affaires pour continuer à faire partie des
gagnants.
Je cède maintenant la parole à Luc Desjardins,
notre président et chef de la direction, et je vous
remercie de votre attention.
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