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CONFÉRENCE DE PRESSE

Le 17 novembre 2006

Déclaration d’ouverture

Par

LUC DESJARDINS,

président et chef de la direction,
Transcontinental inc.


Merci Jean.

C’est à mon tour de vous souhaiter la bienvenue à cette conférence de presse. Je salue également tous ceux qui y assistent par le biais d’Internet grâce à l’équipe de Pecunia, notre partenaire spécialisé en webdiffusion et en communication vidéo sur « Protocole Internet ».

Un bonjour très spécial à nos nouveaux partenaires américains qui sont sûrement nombreux à suivre cette conférence de presse sur Internet.

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Aujourd’hui est un grand jour pour Transcontinental, ses employés et ses actionnaires. Nous annonçons en effet la signature d’un contrat de 15 ans pour l’impression du San Francisco Chronicle, propriété de Hearst Corporation, et de ses produits reliés, ainsi que pour les services de postpresse.

En vertu de ce contrat, nous imprimerons le San Francisco Chronicle dans une usine ultramoderne dans la région de San Francisco, comme nous l’avons fait pour le quotidien La Presse à Montréal, et l’impression commencera au printemps 2009. Ce contrat avec le Chronicle, ainsi que l’impression d’autres produits à cette usine, engendreront des revenus de plus d’un milliard de dollars américains sur 15 ans. Je m’empêche de préciser qu’il s’agit là d’argent neuf.

Par ailleurs, contrairement aux ententes signées avec des éditeurs de journaux canadiens, ce contrat exclut le papier. Sur une base comparable, l’annonce d’aujourd’hui aurait une valeur d’environ deux milliards de dollars américains.

Hearst Corporation et le San Francisco Chronicle deviendront ainsi, sur une base annuelle, l’un de nos cinq clients les plus importants sur le plan des revenus. Il s’agit également d’un partenariat sans précédent dans les annales économiques nord-américaines par lequel l’éditeur d’un quotidien majeur aux États-Unis confie l’ensemble de son impression à une entreprise spécialisée.

Inutile d’ajouter que nous sommes honorés et privilégiés de compter maintenant, parmi nos partenaires d’affaires, ce véritable icone de l’industrie mondiale des communications que constitue Hearst Corporation.

Luc Desjardins, entouré de François Olivier et du chef de la direction financière, Benoît Huard

Je vais laisser à François le soin de vous présenter plus en détail cette entente historique et en indiquer les prochaines étapes. Je me contente simplement de préciser que le San Francisco Chronicle occupe le premier rang dans son marché, la région de la Baie de San Francisco, qui est le cinquième marché le plus populeux aux États-Unis, et se classe au 14e rang des quotidiens à l’échelle du pays pour le tirage. En vertu de ce contrat, nous imprimerons le San Francisco Chronicle dans une usine ultramoderne dans la région de San Francisco, comme nous l’avons fait pour le quotidien La Presse à Montréal, et l’impression commencera au printemps 2009.

Au cours des prochaines minutes, j’aimerais mettre en perspective la stratégie de développement de Transcontinental dans laquelle cette transaction majeure s’inscrit.

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Les États-Unis constituent le marché prioritaire de Transcontinental à l’international. Actuellement, nous tirons 25 % de nos revenus du marché américain, ce qui représente environ 600 millions de dollars canadiens. La moitié est exportée à partir de nos usines au Canada, surtout des livres, des catalogues et des magazines; l’autre moitié est produite sur place, essentiellement des produits et services de marketing direct.

Cette diversification géographique nous apparaît à la fois naturelle, puisque nos économies sont intégrées à un très haut niveau, et nécessaire dans le contexte de l’appréciation du dollar canadien. Aujourd’hui, en effet, nous nous adaptons bien à un dollar canadien valant autour de 90 cents américains, mais nous sommes conscients que nous devrons augmenter notre présence aux États-Unis pour continuer à grandir.

Je connais bien le marché américain pour y avoir travaillé pendant plusieurs années. L’avantage de Transcontinental, c’est que nous y poursuivons une stratégie de créneau. Nous ne visons donc pas à devenir l’un des plus gros imprimeurs aux États-Unis, mais plutôt à être le meilleur dans un certain nombre de créneaux où nous avons une expertise et un avantage concurrentiels uniques.

Nous avons déjà atteint ce statut dans le marketing direct. Avec nos installations en Pennsylvanie, en Californie et au Texas, nous sommes l’un des plus importants fournisseurs de services intégrés de marketing direct au pays et le premier auprès des institutions financières, un segment en pleine croissance. Nous avons la ferme intention d’y poursuivre notre expansion au cours des prochaines années. Nous avons le modèle d’affaires et l’équipe pour le faire.

Nous allons faire la même chose dans l’impression de journaux, un créneau où nous disposons d’un avantage concurrentiel majeur : notre modèle d’affaires unique. Dans le cadre de notre projet d’affaires Évolution 2010, nous avons d’ailleurs identifié l’impression de journaux comme l’un de nos plus importants segments de croissance. Comme pour le marketing direct, cette croissance passera avant tout par le marché américain. Le fait d’être un important éditeur de journaux nous rend sensibles aux aspirations et aux nouveaux besoins de cette industrie. Je vous rappelle que Transcontinental est le second éditeur de journaux locaux et régionaux au Canada, avec des revenus de plus de 200 millions de dollars.

Soit dit en passant, le plan financier d’Évolution 2010 prévoit des investissements en immobilisations de 120 millions de dollars en moyenne par année au cours des cinq prochaines années, ce qui n’inclut pas des projets spéciaux comme celui-ci. En 2006, nous avons ajouté un montant de 10 millions de dollars de dépenses stratégiques pour notre croissance interne, en particulier pour le développement des activités numériques dans notre secteur des médias. Cela nous a également permis de mettre sur pied une équipe dynamique et aguerrie pour faire notre promotion aux États-Unis comme imprimeur de journaux.

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Quand nous disons au marché financier que notre stratégie est d’investir dans notre positionnement à moyen et long terme même si cela peut affecter les résultats de l’année en cours, vous en avez une preuve tangible aujourd’hui.

Au cours des 18 derniers mois, nous avons mentionné à plusieurs reprises que nous étions en négociations avec d’importants éditeurs de quotidiens américains. En novembre 2005, à notre usine de Toronto, nous avons commencé l’impression de The New York Times pour les marchés de l’Ontario et du nord de l’État de New York. Aujourd’hui, nous franchissons une étape stratégique cruciale : nous allons devenir l’imprimeur attitré – aux États-Unis mêmes et dans une usine complètement dédiée à cette fonction – de l’un des quotidiens les plus prestigieux du pays. En nous en confiant ainsi l’impression, Hearst Corporation et le San Francisco Chronicle font de Transcontinental un partenaire d’affaires au sens plein de ce mot.

Un dernier mot sur un aspect plus méconnu de l’annonce d’aujourd’hui. Les contrats dans le segment de l’impression de journaux s’étendent sur de longues périodes : 15 ans dans le cas du San Francisco Chronicle et de La Presse, et 10 ans pour ce qui est de The Globe and Mail et The New York Times. Ces contrats à long terme permettent à Transcontinental de sécuriser ses revenus sur de longues périodes. Actuellement, 50 % de nos revenus d’impression sont assujettis à des ententes à moyen et long terme.

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À gauche, Rémi Marcoux, fondateur de Transcontinental, en conversation avec un représentant des médias

Avant de céder la parole à François Olivier, j’aimerais souligner que François a été l’artisan du démarrage de notre usine d’impression de La Presse en octobre 2003, aussi bien que des ententes à long terme avec The Globe and Mail, The New York Times et, maintenant, le San Francisco Chronicle. Il connaît donc très bien cette industrie à l’échelle nord-américaine. Je ne vous cache pas que l’annonce de cette entente est un grand jour pour lui.

Merci de votre attention et à toi, François.

 

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