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CONFÉRENCE DE PRESSE

Le 17 novembre 2006

Déclaration d’ouverture

Par

FRANÇOIS OLIVIER,
président du secteur des produits et services d’impression,
Transcontinental inc.


Merci , Luc, et bonjour à tous.

J’ajoute à tes propos que c’est également un grand jour pour tous les membres de l’équipe dédiée à la promotion de Transcontinental aux États-Unis comme imprimeur de journaux. La signature officielle du contrat est la dernière étape d’un long processus qui a exigé beaucoup d’efforts et de nombreuses heures de travail. Alors merci pour son leadership à Ted Markle, vice-président au développement des affaires du Groupe des journaux, et à son équipe représentée ici par Pierre Manseau et Pierre Deslongchamps. Je m’en voudrais aussi d’oublier Christine Desaulniers, vice-présidente aux affaires juridiques et secrétaire de la Société, qui, pendant des mois, a fait de l’épais volume tenant lieu de contrat sa lecture de chevet préférée.

Par ailleurs, si nous pouvons aujourd’hui faire cette première incursion majeure aux États-Unis, c’est parce que des éditeurs de journaux canadiens ont fait preuve de vision et de courage en nous faisant confiance depuis plusieurs années, ce qui nous a permis de perfectionner notre modèle. Je pense à Philip Crawley, éditeur et chef de la direction de The Globe and Mail, et à son équipe du Globe que nous imprimons dans ses principaux marchés au Canada, et à Guy Crevier, président de Gesca et président et éditeur de La Presse que nous imprimons, depuis octobre 2003, dans une usine ultramoderne construite à cette fin à Montréal. Je les remercie tous les deux de leur confiance et de leur soutien.

L’an dernier, nous avons commencé, à notre usine de Toronto, l’impression de The New York Times pour les marchés de l’Ontario et du nord de l’État de New York. L’association à ce client prestigieux nous a aidés à acquérir une notoriété immédiate aux États-Unis. Aujourd’hui, pour notre première incursion majeure aux États-Unis mêmes, nous nous associons à un autre nom prestigieux, Hearst Corporation, qui jouit d’une notoriété et d’une crédibilité uniques à l’échelle internationale. Pour vous donner une idée, Hearst publie quelque 200 magazines à travers le monde, dont Cosmopolitan, Good Housekeeping et O, The Oprah Magazine, et possède 29 stations de télévision qui rejoignent ensemble 18 % des téléspectateurs américains.

Luc Desjardins avec Ted Markle, vice-président au développement des affaires du Groupe des journaux.

Nous le faisons également avec un quotidien majeur, le San Francisco Chronicle, qui fait partie du portefeuille de 12 quotidiens américains détenus par Hearst, avec entre autres le Houston Chronicle et le Albany Times Union. La dynamique équipe de direction du San Francisco Chronicle est dirigée par son éditeur, Frank Vega.

Croyez-moi, nous nous associons à des gagnants !

Luc mentionnait tout à l’heure que nous aurons dorénavant Hearst Corporation et le San Francisco Chronicle comme partenaires d’affaires. Je dois vous dire que George Irish, président de Hearst Newspapers, Frank Vega et notre équipe, nous nous sommes rencontrés intensément pour un bon bout de temps maintenant. D’abord, pour nous apprivoiser mutuellement, et sur ce plan, la grande crédibilité d’affaires de Transcontinental à l’échelle nord-américaine constitue un atout inestimable. Mais aussi pour partager notre vision sur l’avenir des quotidiens et les moyens que ceux-ci doivent prendre pour répondre aux nouveaux besoins des lecteurs et des annonceurs.

George et Frank, bien que vous n’ayez pas pu vous joindre à nous aujourd’hui, je salue votre ouverture d’esprit et votre avant-gardisme. Merci de votre confiance en Transcontinental et en ses gens. Nous ne serons pas un simple fournisseur de services pour le San Francisco Chronicle, mais bien un partenaire d’affaires intégré à votre chaîne de valeurs et contribuant au développement de votre marque et de votre produit.

Cela m’amène naturellement à vous parler du positionnement de Transcontinental en matière d’impression de journaux.

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Transcontinental est le plus important imprimeur indépendant de journaux au Canada avec des revenus annuels de plus de 250 millions de dollars. Nous avons un réseau de 12 usines qui s’étend de Saint-Jean, Terre-Neuve, jusqu’à Vancouver. Nous imprimons quelque 200 journaux, dont une vingtaine de quotidiens.

Dans le cadre de notre planification stratégique, nous avons identifié l’impression de journaux comme un segment d’avenir. Voici pourquoi.

L’industrie des quotidiens est en transformation rapide, et ce, à travers le monde. Les statistiques qui parlent d’une diminution de tirage sont trompeuses. D’ailleurs, le sondage NADbank du mois dernier mentionnait que le lectorat des quotidiens a augmenté au Canada au cours de la dernière année. Comme d’habitude dans les périodes de transformation accélérée, il y aura des gagnants et des perdants. Notre stratégie est de nous associer aux innovateurs qui ont décidé de faire partie des gagnants. En fait, notre modèle d’affaires est taillé sur mesure pour eux.

Nous permettons en effet aux éditeurs de se concentrer sur leur fonction première, soit de promouvoir leur marque en créant un contenu et un graphisme de grande qualité et en faisant de l’innovation une priorité. Nous mettons également à leur disposition les plus récentes technologies pour leur permettre d’attirer les nouvelles générations de lecteurs et d’annonceurs. Je pense entre autres à un meilleur papier, à une reproduction couleur plus grande et de qualité supérieure, et à une distribution ciblée qui permet une personnalisation plus pointue.

Non seulement notre modèle est-il à la fine pointe de la technologie, il est également à la fine pointe sur le plan humain. Il est en effet taillé sur mesure pour les jeunes générations à la recherche d’un environnement de travail valorisant qui leur donne une grande autonomie et fait appel à leur créativité ainsi qu’à leur talent.

Dans notre modèle, il n’y a pas de niveau hiérarchique et chacun des employés, que nous appelons des « associés », vise à remplir toutes les fonctions d’un bout à l’autre du processus de production. En équipe, ils sont responsables de la gestion de leur imprimerie dans le respect des valeurs de Transcontinental. Il s’agit donc d’une organisation du travail innovatrice, souple et efficace que nous avons perfectionnée au fil des ans. Cela change totalement la façon de gérer et de développer une entreprise.

Ce modèle, nous l’avons développé au Canada et nous sommes maintenant prêts à l’implanter aux États-Unis. D’ailleurs, nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs éditeurs de quotidiens américains. Je peux vous dire que notre modèle est très bien reçu partout. Nous avons donc la certitude que l’annonce d’aujourd’hui aidera à notre développement aux États-Unis en raison du prestige de Hearst Corporation et du San Francisco Chronicle.

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Passons maintenant aux détails financiers de l’entente et aux prochaines étapes.

Pour l’impression des quelque 400 000 exemplaires quotidiens du San Francisco Chronicle, Transcontinental construira une toute nouvelle usine dans la région de San Francisco. Cela représentera un investissement de plus de 200 millions de dollars américains. Nous y imprimerons également d’autres produits.

Nous financerons le projet à même nos importants fonds générés par l’exploitation, qui totalisent environ 300 millions de dollars par année, et par nos facilités de crédit existantes. Nous avons déjà identifié quelques emplacements potentiels et les travaux débuteront en 2007. Le premier numéro officiel du Chronicle imprimé par Transcontinental sortira de nos presses au printemps 2009.

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En conclusion, je réitère que chez Transcontinental, nous avons confiance en l’avenir des quotidiens. Nous avons la conviction que notre modèle de production fournit aux éditeurs la possibilité de se démarquer et de renforcer leur position dans leur marché. Nous avons fait nos preuves dans le passé et je peux assurer nos nouveaux partenaires qu’ils ont fait le bon choix pour permettre au San Francisco Chronicle de demeurer le quotidien dominant dans la Baie de San Francisco pour des générations à venir.

Je vous remercie de votre attention.

 

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